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Télésoin : point de situation sur les conditions de mise en œuvre et prise en charge

Télésoin : point de situation sur les conditions de mise en œuvre et prise en charge

Un article proposé par Marguerite Brac de la Perrière, Avocate Associée, Cabinet LERINS, experte en Santé Numérique, adhérente du Catel. Dix ans après la loi dite « Hôpital, patients, territoires » du 21 juillet 2009 introduisant la télémédecine, le télésoin a été introduit par la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. La télémédecine et le télésoin sont ainsi les deux composantes de la télésanté, définie par le Ministère de la Santé comme « l’ensemble des activités (soin, consultation…) exercées entre des professionnels de santé et leurs patients grâce au numérique ». Pour mémoire, « la télémédecine est une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l'information et de la communication. Elle met en rapport un professionnel médical avec un ou plusieurs professionnels de santé, entre eux ou avec le patient (.) » . La télémédecine étant ainsi « réservée » aux professionnels médicaux (médecins, sages-femmes et odontologistes), il a été nécessaire d’encadrer les soins de santé fournis à distance par les auxiliaires médicaux et pharmaciens, justifiant l’introduction du télésoin, constituant « une forme de pratique de soins à distance utilisant les technologies de l'information et de la communication [mettant] en rapport un patient avec un ou plusieurs pharmaciens ou auxiliaires médicaux dans l'exercice de leurs compétences », dont les activités ont été définies par arrêté, et les conditions de mise en œuvre précisées par décret. Activités de télésoin L’arrêté pris en application du texte susvisé, après avis de la Haute Autorité de Santé, a défini a contrario les activités de télésoin, indiquant : « A l'exclusion des soins nécessitant un contact direct en présentiel entre le professionnel et le patient, ou un équipement spécifique non disponible auprès du patient, un auxiliaire médical ou un pharmacien peut exercer à distance ses compétences (.), et précisant « Le recours au télésoin relève d'une décision partagée du patient et du professionnel réalisant le télésoin ». Dans le cadre de cet avis, la HAS a élaboré deux fiches relatives aux critères d’éligibilité et aux bonnes pratiques pour la mise en œuvre du télésoin. Liste limitative par profession Dans son rapport d’élaboration des bonnes pratiques, la HAS liste limitativement, profession par profession, ceux des actes qui peuvent être effectués en télésoin. Par exemple, en ce qui concerne les infirmiers, la HAS vise, parmi les activités des infirmiers, celles qui peuvent relever du télésoin (surveillance de l’hygiène et de l’équilibre alimentaire, soins et surveillance des patients sous dialyse rénale ou péritonéale). Décision d’y recourir La pertinence du recours au télésoin est appréciée par le pharmacien ou l’auxiliaire médical, dans le respect des critères d’éligibilité définis par la HAS : situation du patient, état clinique, capacité à communiquer à distance et à utiliser les outils technologiques, disponibilité des données nécessaires à la bonne réalisation du soin et à la prise en charge ultérieure du patient (traçabilité du télésoin, partage du compte-rendu, possibilité de transmettre une prescription). A cet égard, Mon Espace Santé constitue une pierre angulaire, facilitant l’accès par les professionnels aux données nécessaires du patient, et fluidifiant la coordination et la prise en charge ultérieure. Bien sûr, à supposer que le patient soit exigible, reste que le télésoin doit s’inscrire dans le parcours de soins du patient coordonné par le médecin traitant. Conditions de mises en œuvre des activités de télésoin - Prérequis Des prérequis à la mise en œuvre du télésoin ont été définis par la HAS : respecter les règles d’exercice et de déontologie, organiser l’activité en prévoyant des plages dédiées au télésoin, disposer de locaux adaptés, utiliser des matériels et équipements sécurisés assurant la protection et la sécurité des données personnelles, être formé aux pratiques de prise en charge à distance. - Information préalable Le décret relatif à la télésanté a abrogé l’obligation de recueillir le consentement libre et éclairé du patient relatif à l’acte de télémédecine. Le consentement du patient au télésoin n’est pas non plus requis, toutefois l’arrêté du 3 juin 2021 fait état d’une décision partagée du professionnel et du patient. En effet, le recours à la télésanté étant proposé comme une alternative, est nécessairement accepté par le patient prenant un rendez-vous à distance. Avant l’adoption de ce décret, la HAS précisait les informations à fournir pour obtenir un consentement éclairé : modalités pratiques de l’activité de télésoin, alternatives possibles, possibilité d’être accompagné, confidentialité des échanges ou encore protection des données. A l’avenir, c’est surtout l’accès aux données nécessaires à la prise en charge, dans mon Espace Santé, qui devrait être un préalable au recours à la télésanté. - Conditions de sécurité A l’égard des conditions de sécurité, moins de changement, étant toutefois précisé que les conditions sont désormais réunies dans la plupart des solutions du marché. Bien sûr le télésoin doit être pratiquée, par vidéotransmission, dans des conditions garantissant, principalement, l’authentification des professionnels de santé, l'identification du patient, l'accès des professionnels de santé aux données de santé du patient nécessaires. Chaque professionnel réalisant des activités de télésoin est supposé s’assurer que la solution est conforme aux normes de sécurité établies par la PGSSI-S et aux normes d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS). Enfin, le professionnel réalisant une activité de télésoin a inscrit dans le dossier du patient le compte rendu de la réalisation de l'activité de télésoin, les actes et les prescriptions effectués, son identité et éventuellement celles des autres professionnels participant à l'activité, la date et l'heure de l'activité de télésoin et, le cas échéant, les incidents techniques survenus au cours de l'activité de télésoin. Facturation du télésoin La prise en charge par l’Assurance Maladie est subordonnée à la réalisation préalable, en présence du patient, d'un premier soin par un auxiliaire médical de la même profession que celle du professionnel assurant le télésoin. Les modalités de rémunération et de réalisation des activités de télésoin sont définies de manière conventionnelle entre l’Assurance Maladie et chaque profession. Le décret du 3 juin 2021 a précisé les conditions de tarification des activités de télésoin en modifiant l’article R162-5 du code de la sécurité sociale : « Les tarifs des activités de télésoin réalisées par les auxiliaires médicaux et les majorations qui y sont associées ne peuvent être supérieurs à ceux fixés pour les mêmes activités mettant physiquement en présence le professionnel de santé et le patient ». Pour certaines professions, des avenants aux conventions ont déjà été adoptés. Par exemple, les activités de télésoin réalisés par les orthophonistes et les orthoptistes font l’objet d’une prise en charge dans les mêmes conditions que celles en présentiel. En ce qui concerne les infirmiers, dans le cadre de l’avenant 8 à la convention nationale des infirmiers, les partenaires conventionnels se sont engagés à initier courant 2022 des travaux portant sur les conditions de réalisation et de prise en charge des activités de télésoin réalisés par les infirmiers libéraux. De manière spécifique, pour faciliter la surveillance à domicile des patients dont le diagnostic d’infection à la Covid-19 a été posé (cliniquement ou biologiquement), un suivi à distance par l’infirmier est possible. Les patients bénéficient alors d’une prise en charge dans les mêmes conditions que les activités réalisées en présence du patient. Ce dispositif a été reconduit jusqu’au 31 juillet 2022. Pour en savoir plus sur le Collectif téléconsultation et télésoin, porté et animé par la SFMG (Société Française de Médecine Générale) et Catel : Pour consulter les fiches pratiques produites par le Collectif téléconsultation et télésoin :

Téléconsultation : une charte de bonnes pratiques publiée par la CNAM

Téléconsultation : une charte de bonnes pratiques publiée par la CNAM

Afin d'accompagner et de favoriser le développement de la pratique de la téléconsultation auprès des médecins, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie vient de publier une Charte de bonnes pratiques de la téléconsultation. L'objectif de cette ressource est principalement de mieux faire connaître aux professionnels de santé les recommandations et obligations essentielles au regard de la pratique de l’activité à distance. "Les partenaires conventionnels, en signant les avenants 6, 8 et 9 à la convention nationale du 25 août 2016 organisant les rapports entre les médecins libéraux et l'assurance maladie, ont souhaité accompagner le développement des pratiques de téléconsultation, sur l’ensemble du territoire, au profit de tous les patients." Cette charte présente les grands principes qui doivent régir l’activité de téléconsultation, quels que soient la spécialité et le statut des médecins (libéral, salarié, activité mixte…). Elle rappelle donc notamment les conditions requises pour la pratique de la téléconsultation afin de garantir la qualité et la sécurité des soins. Synthétique et facile à lire, elle conviendra à tous les professionnels de santé souhaitant s'informer sur ce sujet ou mettre à jour leurs connaissances. Cette charte produite par la CNAM a pour intérêt de produire une mise à jour sur les éléments clés de la réglementation et une synthèse actualisée des bonnes pratiques identifiées. Le document est facile à lire et adapté à toutes les niveaux de pratiques de téléconsultation, que vous soyez néophyte ou expert du domaine. Pour rappel, le Collectif Téléconsultation et Télésoin initié et animé par Catel a produit en 2020 des recommandations et fiches pratiques détaillées valorisant les bonnes pratiques recensées et identifiées auprès des professionnels de santé pluridisciplinaires qui y ont contribué. Voici quelques points d'étonnement et d'intérêt que Catel souhaite partager à la lecture de cette charte : - La téléconsultation assistée aurait mérité une mise en relief plus importante dans cette charte de bonnes pratiques Au début du document, il est écrit que "Les enjeux de qualité et de sécurité des soins, spécifiques à la téléconsultation, sont liés à [notamment] : la capacité du professionnel médical à établir un diagnostic en l'absence d'examen physique direct [et] à des modalités de suivi rendues plus difficiles en cas d'éloignement entre le médecin et le patient ou de la mobilité réduite du patient". Pourtant, dans bien des situations d'usage, la téléconsultation assistée permet au médecin de recueillir les observations du professionnel de santé présent auprès du patient (sur son état général, sur son environnement), de s'appuyer sur les compétences de celui-ci (prises de mesures par exemple), d'assister le patient dans sa mobilité ou de l'accompagner du fait d'un handicap pouvant entraver un déroulement fluide et efficace de la téléconsultation (mauvaise ouïe par exemple). Le professionnel de santé auprès du patient peut également réaliser un geste sous son contrôle (téléassistance). Il peut enfin apporter une aide technique au patient (connexion à la solution de téléconsultation, réglage de la caméra ou du son par exemple). Ces usages sont encore trop peu connus et gagneraient à se développer. Marcel Garrigou-Grand Champ (Médecin généraliste, Membre du Comité d’Éthique National sur la Télésanté, Conseiller Ordinal du Rhône et administrateur du Catel) pointe par ailleurs que "l'usage de la téléconsultation comme outil de coordination avec l'équipe de soins primaires aurait aussi pu être évoquée, alors que la téléconsultation assistée y a une place de choix, et que l’exercice coordonné (MSP, ES, et CPTS) est promu, notamment au niveau de la rémunération avec le forfait structure. C’est d’un intérêt primordial dans le suivi des pathologies chroniques: diabète, IRC, IC, BPCO… Chaque téléconsultation peut ainsi devenir un moment d’échanges pour l’équipe, une mini RCP." - Par ailleurs, s'il est recommandé dans la charte, avec justesse, que : "le médecin souhaitant réaliser une activité de téléconsultation se forme à cette pratique" dans le cadre de la formation continue, il est dommage que la charte ne précise pas en réalité que tous les "professionnels de santé" impliqués devraient se former à la téléconsultation et au télésoin. Bien entendu, l'inclusion de notions de bonnes pratiques de téléconsultation et le télésoin gagneraient à être systématiquement prévues dès la formation initiale des professionnels de santé, ce qui n'est pas encore le cas pour tous les professionnels de santé concernés. - Dans les éléments à mentionner pour une bonne tenue du dossier patient, il est fait mention de "l'inscription au dossier médical des incidents techniques survenus au cours de l'acte de télémédecine ou de télésoin", un élément rarement évoqué et donc intéressant à relever. En effet, il peut être intéressant, dans l'idéal, de mentionner au dossier que la téléconsultation s'est déroulée dans des conditions dégradées (ex : sans image pour des raisons de débit insuffisant, ou avec une nuisance sonore gênante...), surtout si ces conditions ont pu nuire à la qualité de l'échange entre le patient et son médecin. Cependant, il est sans doute assez peu réaliste que les professionnels de santé prennent le temps de le faire... D'ailleurs, si ces incidents techniques nuisent effectivement au diagnostic ou à la qualité des soins fournis au patient, il conviendra plutôt de suspendre ou reporter le rendez-vous (en présentiel, ou à distance dans de meilleures conditions). - La charte recommande en outre l'équipement, pour le médecin, d'une solution de paiement en ligne en précisant que celle-ci peut être "intermédiée par la plateforme de téléconsultation". Certains professionnels se questionnent parfois sur la légalité de ce paiement qui n'est dans ce cas plus direct "du patient au médecin" ; ce texte de la CNAM mentionne clairement cette possibilité. - La charte rappelle enfin qu'à compter du 31/12/2024, la e-prescription sera rendue obligatoire pour toutes les prescriptions, et qu'il est recommandé d'y recourir sans attendre ; une recommandation que l'on comprendra aisément tant la e-prescription est utile lors d'une téléconsultation. Le patient qui téléconsulte son médecin peut ainsi obtenir sa prescription sur le moment, comme en présentiel. Il reste toutefois du chemin à parcourir sur ce plan, puisque d'après les témoignages de terrain recueillis par Catel auprès des soignants comme des patients, elle n'est pas encore systématique même lors des téléconsultations (le médecin à distance invite parfois le patient ou à un aidant à passer chercher sa prescription, ou propose de l'envoyer par courrier). Les progrès des solutions sécurisées en terme d'ergonomie et la familiarisation des professionnels avec ces solutions devraient permettre des évolutions rapides sur ce plan. Surtout, il est étonnant que les auteurs n’aient pas plus insisté sur « Mon Espace Santé (MES) » et sur la possibilité donnée, par cet outil gratuit, à tous les médecins, d’adresser un document par messagerie sécurisée à son patient.. Chaque patient disposant de son MES dispose en effet par ce biais d’une adresse sécurisée sur le mode: NIR@patient.mssante.fr et c'est une « brique » fondamentale encore méconnue des médecins et des patients. On notera que les médecins ne doivent d'ailleurs pas craindre d’être envahis de messages par cet outil, la messagerie restant à SON initiative ! Pour en savoir plus sur ce sujet, et voir notre test de Mon Espace Santé. Pour plus d'informations sur cette charte, rendez-vous sur ameli.fr N'hésitez pas également à consulter sur ce site les fiches pratiques produites par le Collectif Téléconsultation et Télésoin

Mémo Avenant 9 : des évolutions importantes pour les professionnels impliqués en télésanté !

Mémo Avenant 9 : des évolutions importantes pour les professionnels impliqués en télésanté !

Tout se bouscule dans l'écosystème e-santé depuis quelques mois, avec de nombreuses évolutions légales actées ou en projet, qui font beaucoup parler d'elles. L'Arrêté du 3 juin 2021 rendait pérenne le droit de réaliser du télésoin pour tous les auxiliaires médicaux et les pharmaciens. Voir notre précédent article à ce sujet, comprenant des extraits des textes de loi. Cet arrêté a également permis la requalification des actes de téléexpertise, comme un acte permettant la collaboration à distance entre deux professionnels de santé, et non plus deux médecins comme auparavant. Récemment approuvé par Arrêté le 22 septembre 2021, l"Avenant 9" à la Convention Nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’assurance maladie, comprend plusieurs mesures incitatives pour développer la télémédecine. Celles portant sur la téléconsultation pourront faciliter l'accès aux soins et à l'expertise médicale pour les patients, notamment pour ceux qui éprouvent des difficultés à y accéder de façon efficace en présentiel. Les évolutions des règles de téléexpertise pourront de leur côté entraîner une simplification dans la coopération entre la ville, l'hôpital et le domicile. Notamment, les auxiliaires médicaux pourront désormais solliciter directement l'avis de médecins et de spécialistes distants au sujet des patients dont ils s'occupent. Catel a souhaité apporter à ses communautés e-santé quelques éclairages pédagogiques à ce sujet. Nous avons donc le plaisir par cet article de vous transmettre une FICHE MEMO pédagogique sur l'Avenant 9 (voir ci-dessous) ! Nous remercions pour sa contribution à la rédaction de cette fiche l'un de nos membres actifs au sein du Collectif Téléconsultation & Télésoin, Marcel Garrigou-Grandchamp, Médecin généraliste, Membre du Comité d’Éthique National sur la Télésanté, Conseiller Ordinal du Rhône, Cellule Juridique FMF.

Le télésoin autorisé pour tous les auxiliaires médicaux et pharmaciens !

Le télésoin autorisé pour tous les auxiliaires médicaux et pharmaciens !

Cette information va réjouir les auxiliaires médicaux et pharmaciens avec lesquels nous avons échangé ces derniers mois, et qui attendaient avec impatience des informations sur le maintien (ou non) de leur droit à pratiquer le télésoin à l'issue des mesures dérogatoires consenties pendant la pandémie Covid-19. C'est donc chose faite : l'Arrêté du 3 juin 2021 donne droit aux pharmaciens ou auxiliaires médicaux de pratiquer le télésoin sans limite dans le temps. Cependant, les auxiliaires médicaux et pharmaciens devront dans les prochains mois négocier les actes à distance profession par profession. Cette bonne nouvelle pourra ouvrir des perspectives à ceux d'entre vous qui ont découvert les atouts du télésoin, pour eux-mêmes et pour leurs patients, durant l'année exceptionnelle que nous venons de traverser. Leurs usages vont maintenant pouvoir s'installer dans le temps, et s'organiser différemment pour un usage sur le long terme, adapté aux besoins en situation "hors crise". Ces professionnels pourront également envisager de se former auprès de pairs "experts", afin d'adopter les "bonnes pratiques" nécessaires pour une qualité de soins à distance croissante. Pour rappel, parmi les fiches pratiques publiées par le Collectif Téléconsultation, figurent notamment des fiches dédiées au télésoin en diététique, en kinésithérapie, et des informations sur le télésoin en pratique infirmière et en pharmacie. Une formation pluridisciplinaire sur "La téléconsultation et le télésoin en pratique" a d'ailleurs été créée sur la base de ces travaux. Arrêté du 3 juin 2021 définissant les activités de télésoin : Voici la liste des auxiliaires médicaux, qui sont donc concernés par cette évolution légale : Infirmiers Masseurs-kinésithérapeutes Orthoprothésiste et pédicure-podologue Ergothérapeutes Psychomotriciens Orthophonistes et orthoptistes Manipulateurs d'électroradiologie médicale Audioprothésiste Opticien-lunetier Prothésiste et orthésiste Diététiciens Pour aller plus loin : Dépêche de Tic Santé : Un décret acte la prise en charge du télésoin pour les auxiliaires médicaux et les pharmaciens et élargit la sollicitation de la télé-expertise Le lien le Décret n° 2021-707 du 3 juin 2021 relatif à la télésanté Arrêté du 3 juin 2021 définissant les activités de télésoin

Recherches d'outils et solutions : quels sont vos besoins pour la téléconsultation et le télésoin ?

Recherches d'outils et solutions : quels sont vos besoins pour la téléconsultation et le télésoin ?

En tant qu'acteur concerné par le développement de la téléconsultation et du télésoin, quels services et solutions aimeriez-vous identifier plus facilement ? Comment faciliter le choix de vos outils ? Catel vous sollicite sur ce sujet dans le cadre du lancement des Docks de la e-santé (www.docksante.com), une plateforme visant à faciliter les mises en relation entre des offreurs de solutions et de services e-santé et des utilisateurs professionnels. En effet, malgré un contexte porteur pour développer la télémédecine, différents « points de douleurs » restent à surmonter pour faire de la santé numérique une réalité proposée au plus grand nombre, professionnels et patients. Parmi ces freins au développement des pratiques, les professionnels de santé actifs au sein des communautés pluridisciplinaires animées par Catel rapportent éprouver des difficultés à exprimer clairement leur besoin, puis à "y voir clair" dans une Offre abondante de services et de solutions e-santé. Cette plateforme est donc destinée à tous les professionnels évoluant sur le marché de la santé : professionnels de santé et paramédicaux, établissements de santé ou du médico-social, collectivités territoriales, entreprises et porteurs de projets e-santé, associations de patients… En tant que professionnel de santé intéressé par le développement de la téléconsultation et du télésoin, quels types d'outils, services et solutions aimeriez-vous trouver sur cette plateforme ? Vos réponses seront précieuses pour nous permettre de compléter l'offre disponible, et adapter cet outil pratique à vos besoins, que vous soyez (futur) utilisateur et/ou acheteur.
Partager votre avis et vos attentes par ce court questionnaire ! Les services proposés sur les Docks de la e-santé peuvent être variés et permettre de s’adresser à tout type de besoin : - applicatifs ou plateformes médicales ; - dispositifs connectés professionnels ; - outils numériques s’intégrant en support des activités médicales ; - formations pour les usagers de solutions e-santé ; - prestations de service pour accompagner la création, le développement ou le déploiement des solutions au sein des organisations ; - terrains et territoires d’expérimentation pouvant accueillir des expérimentations (à venir)… D’avance, merci pour votre participation ! Pour tout renseignement à ce sujet, contactez Julien Larfouilloux, Directeur de projets e-santé du CATEL : Tél : +33.(0)2.97.68.14.03 / E-mail : julien.larfouilloux@catel.pro (NB : le questionnaire est réalisé avec la version professionnelle de Google Form, et est donc hébergé sur des serveurs certifiés HDS)

Le télésoin en kinésithérapie : une marche à gravir !

Le télésoin en kinésithérapie : une marche à gravir !

La FFMKR est une fédération de masseurs kinésithérapeutes qui s'est positionnée en faveur du télésoin en kinésithérapie. A l'automne 2020, elle a contribué à la production d'une fiche pratique pour donner des indications de bonnes pratiques au Collectif Téléconsultation. Au moment où le Catel et la Maison des Kinés s'associent pour proposer aux masseurs-kinésithérapeutes une formation au télésoin en kinésithérapie, Thomas Prat, Masseur-Kinésithérapeute et Secrétaire général chargé de la vie conventionnelle pour la FFMKR (Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs), revient sur les atouts et leviers nécessaires pour développer cette pratique en kinésithérapie. La FFMKR soutient le développement du télésoin en kinésithérapie. Thomas Prat, pouvez-vous nous indiquer pourquoi ces nouvelles pratiques vous semblent pertinentes ? En effet, nous nous sommes positionnés très fortement en faveur du télésoin, dans une période très particulière qui était la période de confinement. En mars 2020, l’ordre des kinésithérapeutes demande la fermeture des cabinets, le télésoin était dans les tuyaux depuis quelques années mais au seul stade de projet, et en cette période de confinement il y a comme une urgence : l’idée est de pouvoir accéder aux patients, d’avoir la capacité d’assurer la continuité des soins, limiter le risque de rupture de soin et donc de perte de chance pour les patients. Un groupe de travail est monté en quelques jours, dans le cadre de la FFMKR réunissant 7-8 collègues. Le dossier est présenté à la DGS, DGOS et CNAMTS. L’arrêté paraitra en avril 2020 pour autoriser la pratique (Arrêté du 16 avril 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire) soit un peu tardivement, car cela fait un mois que nous n’avions plus accès à nos patients. Pendant cette période, la FFMKR a préparé le terrain face à ce choc annoncé dans nos pratiques : la profession n’était pas prête. Webinaire, FAQ, tutoriel, nous avons accompagné au maximum les confrères dans cette nouvelle pratique très clivante. Dans quelle mesure les kinésithérapeutes adoptent-ils ces nouvelles pratiques ? Il existe une vraie fracture dans la profession vis-à-vis de cette nouvelle pratique : nous sommes un métier de contact, où l’on touche les gens, on les guide physiquement, nous sommes au plus proche d’eux. Pour certains confrères, le télésoin est inconcevable. Pour d’autres, c’est une pratique intéressante qui s’inscrit pleinement dans notre rôle de kinésithérapeute, dans la prise en charge globale du patient et son autonomisation. Le versant bio-psycho-social de nos prises en charge est primordial, nous travaillons sur les croyances du patient vis-à-vis de sa maladie, ses peurs, son ressenti, son adaptation à son environnement. Pour tout cela le télésoin est utile car il enlève tout l’effet contextuel de nos prises en charges, qui ont un effet certain, mais qui n’est pas de la kinésithérapie pure. Certains confrères pratiquaient déjà à distance avant la pandémie, des précurseurs convaincus de son intérêt. Pendant le confinement, les nombreux confrères qui l’ont testé, parfois à reculons, ont globalement été surpris et ont apprécié son utilisation. Pour autant, avec le retour possible des patients au cabinet, la pratique a fortement diminué. Même si les consœurs et confrères ont gardé cette possibilité pour quelques patients. Le télésoin est redevenu accessoire, même si la pratique perdure chez les plus motivés. Pourtant, la e-santé arrive à présent à grands pas, ne doit pas être subie ; il faut l’appréhender pour en tirer le meilleur pour nos patients, s’intéresser aux témoignages des kinésithérapeutes pratiquent déjà le télésoin. Certains types d'usages à distance sont en effet utiles en kinésithérapie. Pouvez-nous citer quelques indications et types d'actes adaptés ? D’abord, rappelons que le kinésithérapeute détermine si le recours au télésoin est pertinent ou non pour le patient, avec son accord. Le télésoin convient à ceux qui ont l’habitude et l’aisance à utiliser l’informatique au quotidien, quel que soit leur âge. De façon générale, le télésoin en kinésithérapie permet de réaliser : du conseil et de l’orientation, du renforcement musculaire, de la rééducation. De façon plus exceptionnelle, il peut aussi permettre de réaliser des concertations pluridisciplinaires en associant un ou plusieurs acteurs du parcours de soins du patient, comme un chirurgien, un médecin généraliste, une infirmière, un auxiliaire en EHPAD, voire un aidant. A mon sens, les situations les plus adaptées au télésoin sont les prises en charge de patients souffrants de douleurs chroniques, où la première des thérapies est le mouvement, l’éducation et l’autonomisation du patient. Viennent ensuite : -Les pathologies traumatiques et orthopédiques : rééducation avec mise en exercices de musculation, éducation à la réalisation d’auto-exercices que le patient pourra refaire entre deux séances (le télésoin permet d’adapter ces exercices à l’environnement du patient) ; -Les maladies chroniques telles que scléroses en plaque, maladies neuro-dégénératives : entretiens pour inciter les patients à bouger, à rester en mouvement ; Nous avons eu aussi le retour de certains kinés qui regrettent l’exclusion actuelle de certaines pratiques qui pourraient être réalisées selon eux en télésoin de façon tout à fait pertinente (kiné vestibulaire, périnéo sphinctérien par exemple). Cela pourrait sans doute évoluer. Comment a été vécu ce nouveau mode d’exercice par vos patients ? Les séances de télésoin sont bien vécues par les patients. C’est un temps d’échange qui a été particulièrement apprécié sur la période de confinement, en permettant aux patients de sortir de leur isolement. Dans ma propre pratique, je m’attache d'ailleurs à ce que ces séances soient ludiques. On "rigole" beaucoup avec les patients, avec des situations assez sympas parfois lorsque les enfants viennent participer, voire sont utilisés comme outils de rééducation ! Globalement ce que l’on remarque c’est que le patient adhère plus à son traitement, il participe plus et mieux, et s’autonomise plus rapidement dans sa prise en charge. Hors confinement, le télésoin permet également d’arranger les gens qui travaillent ou qui ont du mal à se déplacer et est ressenti comme un plus ; c’est facilitateur. Comme dans tous les métiers, il y a des précautions à prendre, des choses à ne pas faire à distance. Comment accompagner les kinésithérapeutes vers des bonnes pratiques, et lever leurs appréhensions ? Bien entendu, on ne peut pas tout faire et il y a des précautions à prendre ! La FFMKR a participé au Collectif téléconsultation initié et animé par Catel, et a contribué à l’élaboration d'une fiche pratique pédagogique qui est à leur disposition sur teleconsultez.fr. Elle explique de façon synthétique les atouts du télésoin pour les kinés et pour leurs patients, les indications et contre-indications, et propose quelques trucs et astuces pour bien pratiquer à distance. Ces travaux sont à la base de La formation sur la téléconsultation et le télésoin en pratique, comprenant un module dédié aux kinésithérapeutes. Cette formation est organisée par Catel en partenariat avec la Maison des Kinés - INK, et aura lieu les 15 et 17 juin (formation à distance pouvant être prise en charge au titre de la formation continue par le FIF PL kinésithérapeutes). Elle est destinée à accompagner les pratiques, à lever des appréhensions, à donner des recommandations, et surtout à discuter avec un kiné déjà pratiquant afin de bénéficier de son expérience pour pratiquer efficacement. Pour conclure, un message encourageant que vous aimeriez adresser à ceux qui doutent encore ? Le télésoin ne remplacera jamais notre pratique présentielle mais elle est un outil qui peut s’avérer très utile, alors ne partons pas avec des a priori négatifs. En général, l’essayer c’est l’adopter !

La téléconsultation pour les expatriés : atouts et potentiel

La téléconsultation pour les expatriés : atouts et potentiel

La téléconsultation pourrait être un recours fort utile pour les 2 millions et demi d'expatriés français, mais semble encore sous-exploitée ou cantonnée à des usages assez restreints. Pourtant, près des trois quarts des assureurs proposent des formules incluant dans leurs offres à destination des expatriés des solutions de téléconsultations. Après avoir travaillé et vécu au Royaume Uni, au Luxembourg, au Canada, en Nouvelle Zélande, en Polynésie, Raphaël Reiter, a créé International Santé, un comparateur d'assurances pour les expatriés individuels. Il partage au travers de cet article ses observations sur l'intérêt de la téléconsultation pour les expatriés, et les perspectives intéressantes de développement d'usage au service de cette population vivant hors de France. Monsieur Reiter, les expatriés sont-ils fans de la téléconsultation ? "L’usage de la téléconsultation pour les expatriés peut paraître une évidence mais il est en fait très récent et met du temps à se développer réellement. Pourtant cette possibilité présente de nombreux avantages pratiques pour les expatriés ! Le premier avantage est bien sûr de pouvoir trouver facilement un médecin quand on arrive dans un pays que l’on ne connait pas, car dans de nombreux pays, la consultation d’un médecin peut sembler complexe, et les expatriés se posent des questions comme : - Comment s’organisent les soins entre public et privé, entre hôpital et médecine de ville ? - Quels médecins sont accessibles sans être rattaché au système de santé local ? - Comment trouver un médecin qui parle anglais ? - Combien cela peut-il coûter ? Le second avantage concerne les personnes qui résident dans un pays où le système de santé est peu développé. La téléconsultation permet de pouvoir consulter un généraliste ou même un spécialiste alors qu’il n’y en a pas forcément sur place." Quels sont les avantages qualitatifs de la téléconsultation pour les expatriés ? "Tout d'abord, parler à un médecin qui a des diplômes reconnus en France est sécurisant. Les médecins travaillant avec des plates-formes de téléconsultations ne sont pas des médecins regroupés sur une plateforme téléphonique délocalisée. Il s’agit de médecins exerçant en France, en libéral et réservant une partie de leur emploi du temps à ces plateformes. Ils consultent généralement de leur cabinet. Ensuite, cela lève le problème de la barrière de la langue. En effet, même si vous parlez couramment la langue du pays de destination, il est souvent compliqué d’exprimer son ressenti et de décrire précisément des symptômes dans une autre langue. Dans de nombreux pays, l’anglais est utilisé comme langue intermédiaire entre un patient et un professionnel de santé alors que ce n’est la langue maternelle ni pour l’un, ni pour l’autre. Il existe alors forcément un double biais entre ce qui est exprimé par l’un et compris par l’autre. En téléconsultant avec un médecin français, ces écarts de compréhension n’existeront pas. La téléconsultation réduit également le "cultural gap", le choc des cultures. C’est un terme qui est souvent utilisé en matière d’expatriation et il ne peut pas être ignoré quand il s’agit de santé. Le système de santé d’un pays dépend directement de son développement économique, mais aussi de sa culture ou de ses influences religieuses. La place de l’enfant, de la femme, le rapport à la douleur, à la prévention, à la mort, au corps, varient d’un pays à l’autre et influent énormément sur la manière de diagnostiquer, de soigner, de suivre une grossesse. Ce cultural gap, n’existe pas qu’au fin fond de l’Asie. Par exemple, allez voir un médecin canadien en lui expliquant que vous avez mal au genou ; il ne vous demandera pas de lui montrer votre genou, il commencera par vous prescrire une radio. C'est enfin un moyen d'éviter la perte de chance qui peut survenir si l'expatrié retarde le début d’un traitement par manque de diagnostic. En commençant plus tardivement, le traitement à moins de chance de réussir. C’est un phénomène fréquent chez les expatriés. La charge d’activité liée à l’expatriation laisse peu de temps à la santé. Si on y ajoute des difficultés pour consulter un médecin, il arrive souvent qu’un expatrié passe deux ou trois ans dans un pays sans voir un seul médecin. Il peut alors prendre du retard sur des actes ou des examens de prévention et perdre ainsi de précieux mois dans le diagnostic d’une pathologie qui a pris alors le temps de s’aggraver." Dans quelle mesure les expatriés sollicitent-ils des téléconsultations ? "La liste des avantages ci-dessus laisse penser que les expatriés sont nombreux à recourir à la téléconsultation mais la réalité est très différente. Aujourd’hui, d'après nos analyses du marché, près des trois quarts des assureurs incluent dans leurs offres des solutions de téléconsultation, et ceux qui le font depuis plusieurs années peuvent dire que depuis début 2020, l’utilisation de ce service est en plein essor. Toutefois, en valeur absolue les chiffres montrent que cette utilisation reste marginale. En 2019, moins de 5% des expatriés avaient utilisé ces services au moins une fois. En 2020, le chiffre a presque triplé mais ca reste modeste en nombre de consultations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser les consultations de spécialistes représentent une part significative des utilisations puisqu’un assureur nous a confié qu’un tiers des consultations concernait les dermatologues." Quelles sont alors les pistes de développement possible, selon vous ? Pour que les expatriés aient davantage recours à ces services il faut certainement agir à la fois pour réduire les freins à l’utilisation et imaginer de nouveaux services. Très concrètement, deux pistes sont pourraient sans doute être envisagées pour lever quelques freins à l'usage. D'abord, les expatriés n’arrivent pas forcément à savoir dans quels cas le recours à la téléconsultation est possible, et mélangent souvent cette pratique avec l’orientation médicale. L’orientation médicale consiste à savoir, en cas d’urgence, vers quel service je dois me tourner ; j’appelle alors mon assureur pour savoir si je dois aller chez un médecin, à l’hôpital ou même demander un rapatriement. Des communications pourraient être engagées pour expliquer quels sont précisément les actes qui peuvent être réalisés par téléconsultations. Des aides en ligne pourraient être développées : en répondant à 4-5 questions ciblées, il serait alors possible de savoir si la consultation peut se faire à distance ou en cabinet. Par ailleurs, dans de nombreux pays, les prescriptions étrangères de médicaments ou d’examens émises après une téléconsultation sont valables ; il faudrait les lister pour que les expatriés aient facilement l’information et sachent ce qu’ils peuvent faire. Ces deux axes d’améliorations permettraient de réduire au maximum les risques de déception qui existent quand la téléconsultation ne peut aboutir à une solution thérapeutique et qu’elle doit être suivie d’une consultation en présentiel pour un détail administratif ou technique. Concernant le développement de nouveaux services, la plateforme de téléconsultation pourrait servir de conciergerie pour centraliser les services de santé des expatriés, prendre les rendez-vous en présentiel, transmettre les analyses, etc. Certains contrats d’assurance expatriés pourraient également inciter à la téléconsultation en augmentant les remboursements sur les actes réalisés en téléconsultation.

Découvrez en vidéo la formation à la téléconsultation et au télésoin proposée par Catel  !

Découvrez en vidéo la formation à la téléconsultation et au télésoin proposée par Catel !

La formation "La téléconsultation et le télésoin en pratique" proposée par Catel s'appuie sur les réflexions et contenus pédagogiques élaborés par les professionnels de santé du Collectif Téléconsultation, et pourra accompagner tous les professionnels de santé, médicaux comme paramédicaux, pour un développement efficace de ces pratiques à distance. Voici une présentation de la formation en 2 minutes chrono : Ils l'ont vécue : "Formation très dynamique, éclairante"
"Des cas concrets très intéressants, échanges riches, supports variés,
convivialité."
"Je vois mieux maintenant ce que représente la téléconsultation, ses usages,..."
"Utile. interactif. convivial, bienveillant, motivant."
"Très bien. Efficace et pratique."
"Echanges riches et intéressants" Plusieurs dates sont ouvertes à l'inscription, notamment les 7 et 9 avril. La formation est Datadockée, et peut être prise en charge au titre de la formation continue. Elle peut aussi être réalisée à la demande "sur mesure", en intra, pour votre établissement ou pour votre territoire. Elle s'adresse, aux médecins généralistes et spécialistes (dont chirurgiens), aux IDE, kinésithérapeutes, diététiciens, aux équipes de SSR, de HAD,... Consultez tous les détails sur cette formation en cliquant ici ! N'hésitez pas à transmettre cette information à vos pairs concernés : - information standard - information spécifique pour les IDE - information spécifique pour les professionnels des plaies et cicatrisations (chirurgiens, IDE, médecins,...) - information pour les professionnels des établissements de soins publics ou privés - information pour les kinésithérapeutes Edit : Les dates prévues pour 2022 sont en cours de définition, contactez-nous pour plus d'informations.

Publication du dossier "Téléconsultation : regards croisés internationaux"

Publication du dossier "Téléconsultation : regards croisés internationaux"

Alors que la téléconsultation était encore sous utilisée dans la plupart des pays du monde, la pandémie Covid-19 l'a mise sur le devant de la scène internationale comme un outil majeur, permettant d'assurer la continuité des soins et le maintien de la relation patient/médecin. Après avoir produit des recommandations et des fiches pratiques pour accompagner le développement de la téléconsultation en France, le Collectif Téléconsultation vous propose cette série de témoignages internationaux. Quels sont les impacts du Covid sur la téléconsultation et la télémédecine en Espagne, en Norvège, au Québec, Maroc, Gabon ? Quelles différences et quels besoins partagés pour que les pratiques se développent ? Les interlocuteurs pluridisciplinaires interviewés (institutionnels, professionnels de santé, experts en e-santé), nous ont expliqué le contexte de leurs pays en matière de téléconsultation avant la pandémie. Ils ont accepté de partager leurs constats sur l'évolution des pratiques pendant la crise et sur les besoins qui persistent pour développer ces usages. Téléchargez le document : Une page de synthèse propose des pistes de réflexion et d'actions à mener sur le plan international pour une meilleure coopération dans ce domaine. Extraits : En Europe : « Le principal obstacle est culturel et la modification des comportements est un jeu à long terme. » En Espagne : "C'est une question d'organisation et de confiance. Nous devons nous appuyer sur des "champions" locaux" En Suède : "Avant la crise, la téléconsultation était comme passée de mode. Son potentiel a été remis en lumière." Au Québec : "Cette crise a permis l'émergence d'une "culture de communauté de pratique et de collaboration" autour de la télésanté". Au Maroc : "La pandémie a révélé que l'obligation d'assistance pendant les téléconsultations constitue un frein. Des discussions sont en cours pour assouplir cette contrainte réglementaire." Au Gabon : "Le Covid a freiné le déploiement de notre projet de télémédecine au service de la périnatalité. Nous devons lever des freins humains pour poursuivre l'expérimentation". Au final, le travail réalisé a permis des échanges et partages d'expériences internationaux enrichissants, favorisant une meilleure compréhension de l'évolution des pratiques de téléconsultation et de télémédecine dans les différents pays concernés au cours de cette pandémie. Le Collectif Téléconsultation a ainsi pu mettre en exergue des besoins et attentes partagés par les professionnels sur le plan international, mais aussi pointé quelques différences du fait des contextes et spécificités de ces pays. Une page de synthèse en fin de dossier partage ces idées collectées. Cette action, réalisée dans un esprit d'intérêt général pour le développement des pratiques, et dans le cadre de de la Charte éthique des actions collectives du Catel, a été soutenue par la société Rofim, qui propose une plateforme développée par et pour les soignants, permettant de réaliser de la téléexpertise, de la téléconsultation et du télésoin. Merci aux contributeurs pour le temps qu'ils ont consacré à ce dossier !

Témoignages et repères sur la téléconsultation et le télésoin: découvrez les vidéos de Catel Paris !

Témoignages et repères sur la téléconsultation et le télésoin: découvrez les vidéos de Catel Paris !

Voici en podcast les contenus de la session de Catel Paris, qui s'est tenue le 17 octobre dernier, dédiée à la téléconsultation et au télésoin. Les travaux du Collectif Téléconsultation, en particulier les 9 Fiches pratiques publiées ont été présentés et très appréciés des participants. Un grand merci aux membres du Collectif Téléconsultation qui ont participé à ce travail de clarification, de synthèse et de pédagogie pour leurs pairs. Les fiches pratiques sur les "indications et bonnes pratiques de la téléconsultation et du télésoin selon les filières" sont accessibles par ce lien ! Un bond des pratiques de téléconsultation et du télésoin en médecine de 1er recours : des constats et repères essentiels pour un développement pérenne et efficace des pratiques Guillaume Coindard, MD, PhD / Médecin généraliste, Membre titulaire de la Société Française de Médecine Générale (SFMG), Sociologue Voir les fiches pratiques : Rôles et interactions entre acteurs Les outils et types d'usages de la téléconsultation La téléconsultation en premier recours Gaëlle Haaz - Le Du, IDEL cabinet infirmier Océane espace santé libéral la rotonde DU plaies cicatrisation, Présidente de la maison de santé d’Auray Voir les fiches pratiques : Rôles et interactions entre acteurs La réglementation et la rémunération Rachel Cambonie, Directrice de l’URPS Pharmaciens Auvergne-Rhône Alpes Les premiers pas de télésoin pour de nouvelles filières paramédicales : témoignages et perspectives en kinésithérapie et diététique. La télékinésithérapie, par Thomas Prat, Secrétaire général à la vie conventionnelle, Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR) Voir la fiche pratique : Le télésoin en kinésithérapie La télédiététique, par Richard Agnetti, cadre de santé paramédical diététicien-nutritionniste, Direction Patient Qualité Affaires Médicales Assistance Publique – Hôpitaux de Paris Voir la fiche pratique : Le télésoin en diététique Côté patients : des constats et bonnes habitudes à promouvoir… Manon Molins, Responsable du projet Moi Patient de Renaloo Voir la fiche pratique : Guide pour les patients Téléconsultation, Téléexpertise, Téléassistance… une variété de niveaux d’usages pour des actes complémentaires à accompagner sur le terrain. Les enseignements du Collectif Téléconsultation et du Collectif e-santé Plaies et Cicatrisations. Luc Teot, Président de la Société Française et Francophone des Plaies et Cicatrisations (SFFPC) et du Catel

Téléconsultation : publication de fiches-pratiques pour guider les professionnels

Téléconsultation : publication de fiches-pratiques pour guider les professionnels

C'était annoncé depuis le printemps, ce sera bientôt à disposition sur teleconsultez.fr ! Le Collectif Téléconsultation a travaillé dur pour vous proposer à partir du 15 octobre prochain des ressources pédagogiques simples et éclairantes afin de guider vos pratiques de téléconsultation ! Quelles sont les "indications" (et contre-indications) de la téléconsultation selon les filières ? Quel intérêt pour les soignants ? pour les patients ? Comment bien s'organiser pour des téléconsultations confortables, efficaces et sécurisées, du côté du professionnel comme du côté patient ? Quels sont les différents outils et niveaux d'usage possibles ? Quels sont les règles actuelles (dérogations, autorisations pérennes, facturation, remboursement...) ? Pour répondre à ces questions, découvrez le 15 octobre sur teleconsultez.fr : des fiches pratiques avec des schémas, des textes simples, des illustrations et des liens utiles. 5 thèmes transversaux y sont abordés : - Rôles et interactions des acteurs lors des téléconsultations, - Réglementation et rémunération des téléconsultations et du télésoin, - Outils et niveaux d'usages lors des téléconsultations et du télésoin, - Les étapes clés d'une téléconsultation (checklist du soignant), - Guide de la téléconsultation pour les patients (information et checklist du patient). Plusieurs fiches pratiques sont dédiées à des filières de soin spécifiques : - Le télésoin en médecine de premier recours - Le télésoin en diététique, - Le télésoin en kinésithérapie, - La téléconsultation en périnatalité, - La téléconsultation en psychiatrie, - La téléconsultation en chirurgie. Ces fiches pratiques, réalisées avec la contribution des 25 membres pluridisciplinaires du Collectif Téléconsultation (médicaux, paramédicaux et experts de la e-santé) seront mises à disposition du public le 15 octobre prochain lors de Catel Paris. L'édition annuelle de cet événement stratégique sera en effet dédiée au thème : "Téléconsultation : de la crise Covid-19 aux usages de routine, comment passer le cap ?" avec les interventions des principales fédérations hospitalières et de membres représentatifs du Collectif Téléconsultation. Plusieurs fédérations de professionnels prendront également la parole ou seront représentées : la Société Française de Médecine Générale (SFMG), partenaire de ce Collectif, l'Association Française des Diététiciens et Nutritionnistes (AFDN), la Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR). Un débat sera organisé en fin de matinée sur les besoins à pourvoir pour un développement pérenne et efficace des pratiques, avec une écoute attentive des points de vue qui voudront s'exprimer dans le public. La matinée est ouverte à tous, gratuite et sur inscription. De prochaines actions envisagées... Cette action d'intérêt général visant à accompagner le déploiement des pratiques de téléconsultation a été conduite et animée par Catel, avec le soutien de la société CGM, dans le cadre d'une charte éthique stricte. Le Collectif avait déjà produit en juin les "Recommandations sur la téléconsultation des professionnels de santé aux institutionnels". Ce document a été suivi d'effets après présentation à l'Assurance Maladie, et a reçu une écoute attentive du Groupe d'Etude Santé et numérique" de l'Assemblée Nationale. Sur la base des nouvelles ressources pédagogiques que constituent ces fiches pédagogiques, de nouvelles actions sont envisagées, notamment des actions de formation sur la téléconsultation et le télésoin, avec l'implication des professionnels du Collectif Téléconsultation et selon les filières de soins. Un dossier international soutenu par la société Rofim, sera également publié courant octobre. Il proposera une comparaison de témoignages internationaux sur l'évolution des téléconsultations du fait de la pandémie, et sur les besoins partagés pour développer les pratiques. Les fiches-pratiques existantes seront tenues à jour dans les prochains mois en fonction de l'actualité dense sur ce sujet. De nouvelles fiches portant sur d'autres métiers ou filières pourront être ajoutées. => Les sociétés savantes, fédérations ou professionnels qui souhaiteraient contribuer à ce travail de réflexion, de sensibilisation et de pédagogie sont invitées à contacter CATEL (contact@catel.pro), qui coordonne cette dynamique collective.

Ségur de la Santé : la mesure 24 vise à accélérer le développement des téléconsultations

Ségur de la Santé : la mesure 24 vise à accélérer le développement des téléconsultations

Les 33 mesures issues du Ségur de la Santé sont décrites dans le dossier de presse disponible sur le site du Ministère de la Santé. Voici un résumé de la Mesure 24, allant en partie dans le sens des recommandations sur la téléconsultation produite par notre Collectif : Le texte complet des conclusions du Ségur de la Santé comprend en pages 76 à 78 une partie intitulée "RENDRE LA TELESANTE ACCESSIBLE A TOUS", comprenant des constats sur les raisons du succès de la téléconsultation et de la télésnaté en général pendant la crise du Covid-19, et propose plusieurs actions (2020 - 2021) pour accompagner son déploiement : Le texte intégral se trouve en ligne à cette adresse !